Avant sa nomination certainement prévue au Conseil des ministres du 18 septembre, la future p-dg de Météo-France, Mme Virginie Schwarz, est passée devant les commissions du développement durable de l'Assemblée Nationale et du Sénat (environ 1h30 à chaque fois) pour exposer sa vision de l'Etablissement et répondre aux questions des parlementaires.
Des vidéos sont en ligne sur les sites respectifs : ici pour les questions des députés, et pour les questions des sénateurs, c'est là. A choisir, si vous souhaitez en visionner une, nous vous conseillons l'audition avec les sénateurs où les questions / réponses sont plus directes.

A l'Assemblée Nationale, Mme Schwarz avait dû au préalable répondre à quinze questions, par écrit, ce qui pouvait servir de fondement aux députés pour poser leurs questions.
Vous trouvez les 13 pages relatives à ces 15 questions / réponses ici en lien.
Citons au hasard la 4ième question, page 4 : La réduction, au cours des dernières années, du nombre de sites d’implantation (fermeture de 53 sites locaux) et du nombre de personnels (passé de 3 383 ETP en 2012 à 2 925 ETP en 2018) est-elle cohérente avec le rôle attendu de Météo France dans un contexte d’urgence climatique ? Faut-il conduire les 450 nouvelles suppressions d’ETP recommandées par le Comité action publique 2022 ? Quelle est votre position quant au maintien de centres météos territoriaux, certains ayant vocation à opérer une expertise thématique dans le domaine de la prévision dans des zones spécifiques (haute montagne, moyenne montagne, littoral maritime) ?

Les membres des commissions (70 à l'Assemblée et 49 au Sénat) avaient reçu de la part des quatre syndicats de Météo-France des suggestions de questions. Ils s'en sont manifestement bien saisis, la proximité des centres météos avec les autorités territoriales est une thématique qui est souvent revenue dans les questions.

Vous pouvez retrouver ici un court décryptage du rapport de M. Delevoye qui établit des recommandations au gouvernement dans le cadre d'une future réforme très probable du système des retraites en France.

L'interview de M. L. Berger (SG de la CFDT) publiée dans Le Figaro en reprend la plupart des points.

 

Quel regard portez-vous sur le rapport Delevoye ?
Laurent BERGER. - Ce rapport reprend les principaux points dont nous avons discuté pendant les 18 mois d’une concertation qui a été loyale et transparente. La CFDT retrouve sa revendication qu’une réforme globale est possible. Il y a des points positifs, comme la proposition du maintien du dispositif des carrières longues pour les personnes ayant commencé à travailler jeunes ou des dispositifs de solidarité pour les personnes qui ont eu des carrières hachées.
Il y a des points plus discutables que nous allons essayer de faire évoluer. Je pense à la nature de la prise en compte de la pénibilité au travail, au développement de conditions de mise en œuvre d’une retraite réellement choisie ou progressive en fin de carrière, ou la garantie d’un minimum de retraite que nous voulons porter à 100% du smic.

 

Et sur la fixation d’un âge pivot à 64 ans qui vise, via un système de décote-surcote, à inciter à repousser le départ en retraite ?
Nous sommes en désaccord avec le haut-commissaire sur ce point.
Fixer un âge pivot ou d’équilibre unique est injuste. L’âge de départ à la retraite à taux plein doit être adapté aux carrières de chacun et évoluer en fonction des situations individuelles.

 

Delevoye préconise aussi de prendre des mesures complémentaires pour revenir à l’équilibre financier avant l’entrée en vigueur de la réforme en 2025…
Je me réjouis tout d’abord que des mesures immédiates aient été écartées : il n’y aura pas de disposition de la sorte en 2020. La CFDT a été entendue sur ce point. La mise en oeuvre de mesures d’équilibre d’ici à 2025 est renvoyée à la concertation. On va en discuter, mais je ne suis pas certain qu’il faille en prendre car la dégradation financière n’est pas liée à une augmentation des dépenses mais à une baisse des ressources.

 

Vous soutiendrez la réforme à l’automne ?
Aujourd’hui, nous n’avons assisté qu’à la remise d’un rapport de préconisations et pas à la présentation d’un projet de loi bouclé. Tout va dépendre de la manière dont le gouvernement va agir et de la nouvelle concertation qui va s’ouvrir. Nous allons peser sur les choix du futur système et nous ferons tout pour être écoutés.

 

Sinon…
Sinon il n’y aura pas de réforme acceptée par la CFDT. La concertation qui va s’ouvrir doit se passer dans le même état d’esprit que celle des dix-huit derniers mois, qui vient de se terminer.

Ici notre compte-rendu de réunion sur l'organisation des temps de travail (3 pages).

La réunion commence sur une bonne nouvelle, mais ce sera la seule de la séance : la direction pourrait donner son accord pour que les personnels en HB puissent commencer à 7h du matin (au lieu de 7h30).

Concernant les niveaux de primes, deux sujets sont débattus avec le ministère : les heures de nuit et les niveaux de compensation des astreintes.

Le reste de la réunion est consacré aux scénarios de temps de travail du futur poste MétéoConseil. Sur ce sujet, la CFDT-Météo souhaite inscrire son action selon deux optiques : négocier au mieux le scénario final retenu, négocier au mieux la transition (garder plus de MétéoConseils ainsi que des experts climatologistes en DIR sur une échéance dépassant 2022).

Concernant le scénario final retenu, nos préférences s'inscrivent dans des revendications sur les critères qui nous paraissent les plus importants dans le cadre de l’organisation des temps de travail sur le poste MeteoConseil, à comparer à la situation actuelle :
- le nombre de jours de présence par agent (dont on souhaite qu’il soit minimal)
- le nombre de WE totalement libres (donc sans astreinte), dont on souhaite qu’il soit maximum
- des congés (été ou Noël) que l'on puisse poser sans se casser la tête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le rendez-vous salarial s’est tenu ce mardi 2 juillet 2019. Les annonces du gouvernement sont loin d’être à la hauteur de nos attentes même si la CFDT a obtenu des réponses positives  à quelques unes de ses revendications.

Les annonces du gouvernement lors du rendez-vous salarial sont loin d’être à la hauteur des attentes des agents de la Fonction publique qui enchaînent les mauvaises années (gel de la valeur du point, compensation de la CSG sans gain de pouvoir d’achat, rétablissement du jour de carence, augmentation des cotisations retraite, absence de prime exceptionnelle).

Pour autant, la CFDT a obtenu des réponses positives à un certain nombre de ses revendications :

  • la poursuite de la mise en œuvre de PPCR ;
  • une mesure de rattrapage anticipant la mise en œuvre de l’accord sur l’égalité entre les femmes et les hommes en matière salariale permettant  d’augmenter dès 2020 les plafonds du régime indemnitaire des corps de la filière sociale interministérielle pour le versant État, et donc par homologie du versant territorial,
  • la mise en place d’une indemnité annuelle de 200 euros afin de favoriser les mobilités durables (vélo, covoiturage, mobilités partagées) dont la mise en œuvre fera l’objet d’une concertation dès la rentrée,
  • la réévaluation de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG au 1er janvier 2020 (mais ce n’est pas la pérennisation attendue),
  • la confirmation que la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat) sera mise en œuvre en 2019,
  • l’augmentation du remboursement forfaitaire des frais de repas dans le cadre des missions ou formations qui passe de 15,25 euros à 17,50 euros, même si cette augmentation reste optionnelle pour le versant territorial,
  • la revalorisation, pour les agents de l’Etat, du chèque emploi service universel (CESU) dédié à la garde d’enfants et la création d’une tranche supplémentaire de manière à couvrir un public plus large.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé l’ouverture de travaux sur les régimes indemnitaires, visant l’ensemble des versants. Une concertation sera également ouverte sur l’indemnité temporaire de mobilité pour apporter une partie des solutions aux questions d’attractivité des territoires.

Ces mesures, même si elles répondent à une partie des revendications de la CFDT, sont loin de toutes les satisfaire et elles ne font surtout pas oublier que le gouvernement a reconduit le gel de la valeur du point pour l’année 2020.

La CFDT regrette que les annonces soient une nouvelle fois limitées, loin de ce que les agents sont en droit d’attendre d’un rendez-vous salarial, malgré la symbolique forte de certaines d’entre elles (égalité professionnelle et mobilités, notamment).

La CFDT dénonce avec vigueur et colère le sort réservé aux agents de la Fonction publique hospitalière qui n’ont toujours pas bénéficié des mesures annoncées lors du rendez-vous salarial 2018 ! Dans le contexte actuel, cette exclusion confine à la provocation.

La CFDT appelle le gouvernement à engager rapidement des travaux qui débouchent sur des mesures nouvelles et concrètes à la hauteur de la reconnaissance attendue par les travailleuses et travailleurs de la Fonction publique pour leur travail et leur engagement professionnel au service de l’ensemble des usagers.

En pièces jointes liées :

La direction de Météo-France a engagé depuis début 2017 (après qu'un rapport sur les temps de travail a été rendu dans le cadre du "chantier stratégique n°10") des réflexions sur l'organisation des temps de travail. Des groupes de concertation se sont tenus entre direction et organisations syndicales, et les débats ont été scindés en deux parties.
La première partie a plutôt concerné les personnels en horaires de bureau mais aussi certains points du travail de nuit, tandis que la seconde partie a été liée à la future organisation des services de prévision en région.

La première partie a abouti à des textes que la direction a soumis à l'avis des représentants des personnels en janvier 2019 (systèmes pivot, missions, cadres autonomes mais aussi fusion IPHA/BHI et compensations pour travail de nuit). Les décisions contenues dans ces textes seront pour la plupart applicables début 2020, mais certaines le sont déjà.

La seconde partie fera l'objet de débats tout au long de l'année mais un point de rendez-vous important est fixé au 9 juillet où l'organisation du poste "Météo-Conseils" sera présentée en Comité technique de Météo-France (CTEP). Des textes seront ensuite finalisés pour devenir réglementaires.

Nous vous proposons ici en lien un résumé des débats ayant eu lieu et de ceux qui se poursuivent actuellement.